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Prévention des Risques et Gestion de Crise

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Méthode d’analyse de risques MOSAR

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Méthode Organisée et Systémique d’Analyse de Risques

Pierre PERILHON

Ecole d’été "Gestion Scientifique du risque "
6/10 septembre 1999
ALBI - FRANCE

Source de l'article : Analyse du Risque Industriel


OBJET DE LA METHODE :

MOSAR est une méthode générique qui permet d’analyser les risques techniques d’une installation humaine et d’identifier les moyens de prévention nécessaires pour les neutraliser. Elle s’applique aussi bien dès la conception d’une installation nouvelle qu’au diagnostic d’une installation existante.

Elle constitue aussi un outil d’aide à la décision par les choix qu’elle met en évidence.

STRUCTURE DE LA METHODE :

Elle comprend deux modules.

Le premier module ou module A permet de réaliser une analyse des risques principaux. A partir d’une décomposition de l’installation en sous-systèmes, on commence par identifier de manière systématique en quoi chaque sous-système peut être source de dangers. Pour cela, on fait référence à une grille de typologie des systèmes sources de dangers et on utilise le modèle MADS qui relie source de dangers et cibles. L’utilisation de la technique des boîtes noires permet de générer des scénarios de risques d’interférence entre les sous-systèmes qui, rassemblés sur un même événement constituent un arbre logique ou arbre d’événements.

La négociation d’objectifs entre les acteurs concernés, par construction de graphes probabilités-gravité permet de hiérarchiser les scénarios identifiés.

La recherche des moyens de prévention (barrières techniques et barrières opératoires) nécessaires pour neutraliser les scénarios assure la prévention des risques. Ce premier module se termine par la qualification dans le temps des barrières identifiées.

Le deuxième module ou module Bpermet de réaliser une analyse détaillée de l’installation et notamment il met en œuvre les outils de la sûreté de fonctionnement pour la recherche des dysfonctionnements techniques des machines et appareils. Il met aussi en œuvre les approches de l’analyse opératoire pour la recherche des dysfonctionnements opératoires.

A partir des événements primaires des arbres logiques construits dans le premier module :

  • pour les événements de nature technique on recherche leur origine en construisant des AMDEC sur les dispositifs concernés.
  • pour les événements de nature opératoire on pratique l’analyse d’opération ou des outils tels qu’HAZOP pour en rechercher l’origine.
On peut alors structurer des arbres de défaillance à partir de toute l’information disponible :

arbres logiques du premier module et détails de leurs événements primaires.

Il est alors possible de mettre en œuvre les propriétés de cet outils notamment dans certains cas pour calculer la probabilité du risque final.

Un autre développement possible est l’allocation d’un nombre de barrières sur le risque final pour le neutraliser. Cette allocation fait l’objet d’un deuxième niveau de négociation des acteurs par construction d’une correspondance niveaux de gravité (de la grille probabilité gravité du premier module), nombre de barrières. L’utilisation de la logique des arbres de défaillances permet de répartir les barrières sur les événements primaires et de choisir la meilleure répartition coût-efficacité.
La connaissance des scénarios et de leur neutralisation facilite la construction des plans d’intervention (POI ou PUI).



FONCTIONNEMENT DE LA METHODE :

La mise en œuvre se fait niveau par niveau et chaque niveau apporte un enrichissement en information. Il est possible de s’arrêter à des niveaux choisis.

Le module A donne une bonne analyse des risques principaux d’une installation. Il est praticable par tout ingénieur ou technicien et nécessite une durée de trois jours pour une installation classique.

Le module B prend beaucoup plus de temps suivant le degré de détail exigé. Il nécessite la connaissance des outils et leur mise en œuvre.

Il est aussi possible d’utiliser les niveaux d’analyse et leur contenu comme une boîte à outils dont on sélectionne ceux répondant à une démarche fixée. Par exemple EDF a choisi d’analyser ses installations de recherche et d’essais dans ses trois centres avec la démarche ci-après.



APPLICATIONS DE LA METHODE :

Analyse de risques :
Elle fait l’objet de multiples applications :
CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) dans les installations de ses centres de recherche et d’essais.
EDF
SAINT-GOBAIN
TREFILUNION
COPAL
SNECMA
ICI (GB)
SOCIETE FRANCAISE DES RISQUES MAJEURS (Grenoble) dans des analyses d’installations industrielles et des analyses de risques de système d’adduction d’eau pour les Collectivités.
...............

Enseignement :

La méthode constitue un support d’enseignement de la gestion des risques. Chaque niveau permet de développer de la connaissance. Elle est enseignée, associée à la Science du Danger, dans plusieurs DESS et plusieurs Ecoles d’ingénieurs.

L’INRS et le CEA soutiennent le développement d’un cederom qui sera un support d’aide à l’enseignement de la maîtrise des risques dans les écoles d’ingénieurs. Une première maquette a été testée dans une dizaine d’écoles.

Les applications possibles de la méthode en PME font l’objet de travaux et d’une thèse à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne (Laboratoire de Henri LONDICHE).




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